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Semaine de l’apprentissage dans l’artisanat

Dans quelques semaines, une partie de notre jeunesse devra faire le choix d’une orientation et force est de constater que se projeter dans un métier est loin d’être évident. Ces dernières années, les métiers de l’artisanat suscitent un intérêt croissant de la part des jeunes générations, même si leur connaissance de ces métiers reste encore à préciser. C’est justement l’un des principaux enseignements du sondage réalisé par CMA France à l’occasion de la Semaine de l’apprentissage. 

Dans le Grand Est, où l’artisanat représente un pilier essentiel de l’économie de proximité et de l’emploi local, cet enjeu d’orientation est particulièrement stratégique pour répondre aux besoins des entreprises et préparer les compétences de demain.

 

L’apprentissage : le plus sûr moyen de se former à l’un des 250 métiers de l’artisanat

La nouvelle étude #MoiJeune révèle que les métiers de l’artisanat répondent très largement aux priorités des jeunes concernant leur futur métier :

  • exercer un métier qui a du sens pour 48 %,
  • être sûr de trouver un emploi pour 43 %,
  • évoluer dans des métiers peu menacés par l’intelligence artificielle pour 31 %,
  • et accéder à l’indépendance pour 42 % d’entre eux.

Deux notions émergent également cette année : les métiers de l’artisanat sont perçus comme utiles à la société et offrent un bon équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Dans le Grand Est, ces aspirations font écho à la réalité des parcours proposés dans les CMA Formation de la région, qui forment chaque année des milliers de jeunes à des métiers concrets, durables et porteurs d’emploi.

L’étude montre enfin que pour 84 % des jeunes interrogés, l’apprentissage est considéré comme indispensable pour exercer un métier dans l’artisanat.

Cependant, si 76 % d’entre eux ont déjà entendu parler de l’artisanat, 56 % jugent que ces métiers restent insuffisamment pris en compte dans les choix d’orientation qui leur sont proposés et qu’ils manquent d’informations à leur sujet.

                   
Découvir les résultats de l'enquête #MoiJeune       

Une semaine pour découvrir une multitude de métiers « passion » 

C’est pourquoi le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat, et en particulier la CMA Grand Est, se mobilise pour promouvoir l’apprentissage, voie d’excellence pour se former aux métiers de l’artisanat.

La Semaine de l’apprentissage dans l’artisanat, qui se tiendra du 23 au 30 janvier 2026, a pour objectifs de faire découvrir aux jeunes, aux personnes en reconversion ou en réorientation, les 350 formations dispensées dans les CFA du réseau CMA Formation, et de susciter de nouvelles vocations.

Dans le Grand Est, de nombreuses actions seront proposées sur l’ensemble du territoire, au plus près des publics, afin de valoriser la diversité des métiers et les opportunités offertes par l’apprentissage.

Le point d’orgue de cette manifestation sera l’organisation, dans toute la région, d’une journée portes ouvertes le samedi 24 janvier 2026 au sein des centres CMA Formation. Elle s’inscrit dans une campagne de communication nationale visant à présenter la richesse et la modernité des métiers de l’artisanat..

De nombreuses opportunités dans le secteur de l’artisanat

Si l’intérêt pour les métiers de l’artisanat progresse, 150 000 emplois restent à pourvoir au niveau national, dont une part significative dans les territoires du Grand Est. De nombreux métiers font face à des tensions de recrutement, avec des besoins en compétences immédiats

Par ailleurs, près de 300 000 entreprises artisanales seront à reprendre dans les dix prochaines années, ouvrant de réelles perspectives d’installation et de transmission, notamment dans les zones rurales et périurbaines de la région.

« Dans le Grand Est, l’apprentissage est un levier essentiel pour répondre aux besoins immédiats des entreprises artisanales et offrir de véritables perspectives d’avenir aux jeunes. Former par apprentissage, c’est transmettre des savoir-faire, préparer l’insertion professionnelle et assurer la vitalité économique de nos territoires, urbains comme ruraux. » explique Christophe Richard, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Région Grand Est

Former par apprentissage est dans l’ADN du réseau des CMA : ce n’est pas seulement délivrer un diplôme, c’est former à un métier avec un objectif clair, celui de l’insertion durable dans l’emploi.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 80 % des apprentis du réseau trouvent un emploi dans les sept mois, et un sur deux devient ensuite chef d’entreprise.

Il est urgent d’agir pour garantir la pérennité des métiers de l’artisanat

La réforme de 2018 a permis de redynamiser l’apprentissage et d’en améliorer l’image. Toutefois, les baisses successives des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage (NPEC) depuis 2022 fragilisent aujourd’hui la capacité du réseau des CMA à former durablement, y compris dans les territoires comme le Grand Est, où la proximité des centres de formation est essentielle.

« La fragilisation du financement de l’apprentissage met directement en danger notre capacité à former localement, en proximité, et dans la durée. Dans une région comme le Grand Est, où l’artisanat est un pilier de l’emploi et de la transmission des entreprises, il est indispensable d’adapter les financements aux réalités des métiers et aux besoins des territoires. », déclare Christophe Richard, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Région Grand Est.

Aujourd’hui, sur les 20 principales formations dispensées par le réseau des CMA, représentant 71 % des effectifs, le NPEC ne permet pas d’atteindre l’équilibre financier pour 18 d’entre elles.

« Il est urgent de prioriser le financement de l’apprentissage en faveur des niveaux 3 et 4, véritables leviers d’insertion professionnelle », confirme Joël Fourny.

Faute de mesures concrètes, c’est la capacité du réseau à former en qualité et en proximité, au plus près des besoins des entreprises artisanales du Grand Est, qui est mise en risque.

« Adapter le niveau des financements aux réalités des métiers et des territoires est une condition indispensable pour préserver un modèle d’apprentissage performant, équitable et durable, au service des jeunes comme des 2,2 millions d’entreprises artisanales », conclut Joël Fourny.